La réponse en une phrase

Une poignée de modules suffit à couvrir la majorité des besoins d’une TPE/PME : Webhooks pour déclencher un scénario depuis n’importe quel outil, Router et Iterator pour structurer la logique, puis Google Sheets, Gmail, Slack ou un CRM pour agir sur vos données réelles.

Quels outils intégrés structurent un scénario ?

Avant même de connecter une application tierce, Make propose des outils intégrés (regroupés sous « Tools ») qui gèrent la logique du scénario. Trois d’entre eux reviennent dans la quasi-totalité des automatisations utiles à une TPE/PME.

1Webhooks

Crée une URL qui déclenche le scénario immédiatement dès qu’un outil externe lui envoie des données, sans attendre une vérification programmée.

2Router

Sépare le scénario en plusieurs routes conditionnelles, chacune avec son propre filtre, pour traiter différemment selon le cas de figure.

3Iterator

Transforme une liste (pièces jointes d’un e-mail, lignes d’un tableur) en éléments traités un par un par les modules suivants.

Selon le centre d’aide Make sur le Router, chaque route est évaluée dans l’ordre défini, avec une route de secours qui traite les cas ne correspondant à aucun filtre. Le module Iterator, lui, convertit un tableau en bundles séparés : utile par exemple pour enregistrer individuellement chaque pièce jointe d’un e-mail dans Google Drive.

Un quatrième outil mérite d’être connu dès que plusieurs exécutions doivent se souvenir d’un état : le Data Store. D’après sa documentation officielle, il fonctionne comme une base de données simple qui conserve des informations entre les exécutions — l’usage le plus courant pour une TPE/PME étant la détection de doublons, en vérifiant si une donnée a déjà été traitée avant de la traiter à nouveau.

Quels modules d’applications sont les plus utiles pour une TPE/PME ?

Au-delà des outils intégrés, Make revendique plus de 3 000 applications connectables. Une TPE/PME n’a presque jamais besoin d’en explorer plus d’une poignée pour couvrir ses besoins réels.

Google Sheets

Sert à la fois de base de données simple, de tableau de suivi et de source pour déclencher un scénario dès qu’une ligne est ajoutée.

Gmail

Lit les e-mails entrants, en extrait le contenu ou les pièces jointes, et envoie des messages automatiquement selon le scénario.

Slack

Notifie une équipe en temps réel dès qu’un événement mérite son attention, sans qu’elle ait à surveiller un outil en continu.

Un CRM (HubSpot, Pipedrive…)

Centralise les contacts et permet d’automatiser leur mise à jour depuis un formulaire, un e-mail ou une nouvelle commande.

Ces quatre familles de modules couvrent, à elles seules, une large part des automatisations utiles : suivi commercial, notifications internes, gestion documentaire et communication client.

D’autres modules reviennent régulièrement selon le secteur d’activité : Google Drive et Google Calendar pour la gestion documentaire et la prise de rendez-vous, Airtable ou Notion lorsqu’un tableur simple ne suffit plus, Shopify ou WooCommerce pour l’e-commerce, Stripe pour les paiements. Le principe reste le même : partir des applications déjà en place plutôt que d’ajouter un nouvel outil pour le seul plaisir de l’automatiser.

Faut-il ajouter des modules d’intelligence artificielle ?

Make propose également des modules connectés à OpenAI, Anthropic Claude ou Google Gemini, utiles pour résumer un texte, classer une demande entrante ou rédiger un brouillon de réponse avant validation humaine.

Un module IA a du sens quand

  • La donnée d’entrée est un texte libre (e-mail, message, document).
  • Une classification ou un résumé fait gagner un temps réel.
  • Une validation humaine reste possible avant toute action sensible.

Un module classique suffit quand

  • La donnée est déjà structurée (montant, date, statut).
  • Une règle simple (« si / alors ») couvre déjà le besoin.
  • Le coût et la latence d’un appel IA ne se justifient pas.

Ajouter un module IA à un scénario qui n’en a pas besoin augmente la consommation de crédits et la complexité sans bénéfice réel. Le choix entre no-code et code suit une logique similaire : partir du besoin, pas de l’outil disponible.

Quels modules recommandons-nous en premier ?

Voici un exemple représentatif de notre méthode, sans donnée client ni promesse de résultat garantie.

Retour d’expérience Amari Agency

Toujours partir de Webhooks ou Google Sheets, jamais d’un module exotique

Quand nous cadrons un premier scénario Make pour un client, nous choisissons presque systématiquement un déclencheur Webhooks ou Google Sheets, associé à un Router dès qu’une condition existe. Cette base couvre la majorité des besoins de TPE/PME avant d’envisager un module plus spécifique à un outil métier particulier.

WebhooksRouterGoogle SheetsGmail

Comment choisir ses premiers modules sans se disperser ?

1. Partir de l’outil existantConnectez d’abord l’application déjà utilisée quotidiennement (tableur, messagerie, CRM), plutôt qu’un nouvel outil.
2. Ajouter la logique ensuiteN’introduisez un Router ou un Iterator que lorsque le scénario simple montre ses limites.
3. Garder le nombre de modules basUn scénario à quatre ou cinq modules reste plus simple à corriger qu’un scénario à quinze modules.

Pour construire ce premier scénario, notre tutoriel pour créer son premier scénario Make détaille chaque étape. Si vous préférez déléguer la conception à une équipe qui connaît déjà les modules adaptés à votre secteur, découvrez nos automatisations IA sur mesure, ou notre formation IA générative certifiante, finançable via les dispositifs CPF et OPCO.

Quels contenus lire ensuite ?

Ces ressources complètent cette sélection sans cibler la même requête :

Questions fréquentes sur les modules Make pour une TPE/PME

Faut-il connaître tous les modules Make pour démarrer ?

Non. Une poignée de modules (Webhooks, Router, Google Sheets, Gmail ou un CRM) couvre la majorité des besoins d’une TPE/PME. Les modules plus spécifiques s’ajoutent au fur et à mesure des besoins réels.

Le Data Store remplace-t-il un vrai CRM ou une vraie base de données ?

Non. Il sert à conserver un état simple entre deux exécutions, comme une liste d’identifiants déjà traités, mais ne remplace pas un outil dédié à la gestion complète de vos contacts ou données métier.

Un Router consomme-t-il plus de crédits qu’un scénario linéaire ?

Le Router lui-même est un outil intégré ; ce sont les modules d’application situés dans chaque route qui consomment des crédits, uniquement sur la route réellement empruntée par la donnée traitée.

Peut-on combiner Google Sheets et un CRM dans le même scénario ?

Oui, c’est un usage courant : un module Google Sheets peut, par exemple, servir de source de données brute pendant qu’un module CRM reçoit les contacts qualifiés en sortie du scénario.

Quel est le premier module à apprendre pour un débutant ?

Webhooks ou Google Sheets, selon que votre besoin part d’un événement externe (formulaire, commande) ou d’un tableur déjà utilisé par votre équipe.

Sources officielles

  1. Make — Centre d’aide : le Router.
  2. Make — Centre d’aide : l’Iterator.
  3. Make — Centre d’aide : les Data Stores.
  4. Make — Centre d’aide : les Webhooks.
  5. Make — Annuaire des intégrations.