C’est quoi Make (ex-Integromat) ? Automatiser sans coder
Make est une plateforme d’automatisation no-code qui connecte des applications entre elles via des « scénarios » visuels, sans écrire de code. Anciennement connue sous le nom d’Integromat, elle revendique plus de 400 000 organisations clientes dans plus de 200 pays et propose plus de 3 000 intégrations prêtes à l’emploi.
Make est un outil no-code qui relie vos applications entre elles sous forme de scénarios visuels : quand un événement se produit dans un outil, Make déclenche automatiquement des actions dans un ou plusieurs autres.
Qu’est-ce que Make exactement ?
Make est une plateforme d’automatisation qui appartient à la catégorie des outils no-code : construire une automatisation se fait en glissant et connectant des blocs visuels, sans écrire de ligne de code. Elle a été fondée en 2015 sous le nom d’Integromat, avant d’être rebaptisée Make.
D’après la présentation officielle du site make.com, la plateforme fait aujourd’hui partie du groupe Celonis et revendique plus de 400 000 organisations clientes dans plus de 200 pays.
L’équivalent d’un workflow : une suite de modules connectés qui s’exécutent dans un ordre défini.
Un bloc qui représente une action ou un déclencheur dans une application précise (Gmail, Sheets, un CRM…).
Chaque exécution de module consomme une opération, l’unité qui sert de base à la facturation.
Comment fonctionne un scénario Make ?
La construction d’un scénario suit toujours la même logique, visible directement dans l’éditeur visuel :
- Choisir un module déclencheurUn nouvel e-mail, une ligne ajoutée dans un tableur, un formulaire soumis.
- Ajouter des modules d’actionChaque module suivant représente une application connectée : créer une ligne, envoyer un message, mettre à jour un contact.
- Faire correspondre les données entre modulesLes champs d’un module (nom, e-mail, montant) sont associés visuellement aux champs attendus par le module suivant.
- Activer le scénarioUne fois testé, le scénario tourne selon un déclencheur en temps réel ou une planification régulière.
- Suivre l’historique d’exécutionChaque passage du scénario est journalisé, ce qui permet de vérifier les données traitées et les erreurs éventuelles.
Comment Make se positionne-t-il face à n8n ?
Make et n8n répondent au même besoin — connecter des applications sans tout coder — avec deux philosophies différentes. Make est une offre SaaS entièrement hébergée par l’éditeur, pensée pour démarrer sans installation : la facturation suit le nombre d’opérations consommées. n8n propose en plus un mode auto-hébergé, avec un accès direct au code des workflows et un coût qui ne dépend pas mécaniquement du nombre d’exécutions une fois l’hébergement en place.
Le choix dépend surtout du profil de l’équipe : Make convient à qui veut rester entièrement dans une interface visuelle gérée pour lui, tandis qu’auto-héberger via n8n devient pertinent dès qu’une équipe technique existe et veut maîtriser ses coûts à volume élevé. Notre article sur n8n cloud ou auto-hébergé détaille cet arbitrage côté hébergement.
Quels cas d’usage sont adaptés à Make ?
Make est particulièrement à l’aise sur des automatisations impliquant des applications SaaS grand public, sans besoin d’auto-hébergement.
Synchroniser un CRM et un tableur
Faire remonter automatiquement les nouveaux contacts d’un CRM vers un Google Sheets partagé avec l’équipe.
Automatiser une boutique en ligne
Créer une tâche de préparation de commande dès qu’un achat Shopify ou WooCommerce est validé.
Publier sur les réseaux sociaux
Programmer la publication d’un contenu sur plusieurs plateformes à partir d’un seul tableur de planning.
Envoyer des alertes internes
Notifier une équipe sur Slack ou par e-mail dès qu’un seuil ou une anomalie est détecté dans un outil suivi.
Quand recommandons-nous Make chez Amari Agency ?
Voici un exemple représentatif de notre méthode, sans donnée client précise ni promesse de gain artificielle.
n8n par défaut, Make quand l’auto-hébergement n’a pas de sens
Nous construisons la majorité de nos automatisations avec n8n en auto-hébergé. Nous orientons cependant certains clients vers Make lorsqu’ils utilisent déjà uniquement des outils SaaS grand public, sans équipe technique pour gérer un hébergement, et qu’ils veulent garder la main sur les scénarios sans notre intervention au quotidien.
Le critère de décision n’est donc pas la qualité de l’outil, mais la présence ou non d’une équipe capable de maintenir un hébergement dans la durée.
Combien coûte Make ?
Au 31 juillet 2026, la page tarifaire officielle de Make propose cinq formules : Free (gratuite), Core, Pro, Teams et Enterprise (sur devis). La facturation repose sur des crédits — l’unité qui a remplacé les « opérations » depuis le 27 août : chaque action de module, comme ajouter une ligne dans un tableur ou récupérer des données d’un compte Gmail, consomme généralement un crédit.
Les fonctionnalités avancées, comme l’exécution de code via le module Make Code App, consomment davantage de crédits par seconde d’exécution. Comme pour tout outil tiers, ces tarifs évoluent régulièrement : vérifiez toujours la page officielle avant de dimensionner un projet.
Comment démarrer avec Make ?
Comme pour tout outil d’automatisation, mieux vaut partir d’un besoin précis plutôt que de l’outil lui-même.
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Quels contenus lire ensuite ?
Ces ressources complètent cette définition sans cibler la même requête :
Questions fréquentes sur Make
Make est-il gratuit ?
Un plan Free existe, avec un nombre d’opérations mensuel limité. Il permet de tester la plateforme avant de passer sur un plan payant si le volume d’automatisation augmente.
Faut-il savoir coder pour utiliser Make ?
Non. L’essentiel des scénarios se construit visuellement. Un module de code existe pour les besoins avancés, mais reste optionnel.
Make peut-il remplacer un développeur ?
Il remplace surtout l’écriture de scripts pour des automatisations standards entre applications. Les besoins très spécifiques ou les volumes très élevés restent parfois mieux traités par du développement sur mesure.
Quelle est la différence entre une opération et un crédit chez Make ?
Make a remplacé son unité de facturation « opération » par les crédits fin août. Le principe reste proche : chaque action de module consomme généralement une unité de facturation.
Make est-il adapté à une petite entreprise ?
Oui pour des automatisations entre outils SaaS courants. Une TPE sans équipe technique y trouve souvent un point d’entrée plus simple qu’un outil auto-hébergé.