La réponse en une phrase

Vous ajoutez un module déclencheur, un module d’action, vous faites correspondre leurs champs, vous cliquez sur « Run once » pour vérifier le résultat, puis vous activez le scénario avec l’interrupteur dédié.

De quoi a-t-on besoin avant de commencer ?

Il faut d’abord un compte sur Make, l’outil d’automatisation dont ce tutoriel utilise l’éditeur visuel. Le plan Free suffit largement pour ce premier test : il inclut un volume mensuel de crédits gratuits, sans limite de durée ni carte bancaire à renseigner. Notre article « C’est quoi Make ? » détaille le fonctionnement général de la plateforme si vous découvrez l’outil.

Ensuite, il faut deux comptes d’applications à connecter. Pour rester simple, ce tutoriel reprend l’exemple que Make utilise lui-même dans son propre guide de démarrage : un Google Sheet surveillé pour de nouvelles lignes, relié à une notification envoyée dans un canal Slack. Vous pouvez remplacer Slack par Gmail ou un autre outil déjà utilisé par votre équipe — la logique de construction reste identique.

Comment créer son premier scénario Make, étape par étape ?

Voici la méthode que nous montrons lors de nos sessions de formation, avec un scénario simple : détecter une nouvelle ligne dans un tableur et prévenir une équipe.

  1. Créez un nouveau scénarioDepuis votre tableau de bord Make, cliquez sur « Create a new scenario » : un canevas vide s’ouvre au centre de l’écran.
  2. Ajoutez le module déclencheurCliquez sur le « + » central, recherchez « Google Sheets » et choisissez l’action « Watch Rows » : c’est le point de départ du scénario.
  3. Connectez votre compte Google SheetsAutorisez l’accès, puis sélectionnez le classeur et l’onglet à surveiller.
  4. Ajoutez un module d’actionCliquez sur le « + » à droite du premier module, recherchez « Slack » et choisissez « Create a message ».
  5. Connectez votre compte SlackAutorisez l’accès puis choisissez le canal qui recevra la notification.
  6. Faites correspondre les champsDans le message Slack, insérez les colonnes du Google Sheet (nom, e-mail, message) récupérées par le premier module.
  7. Testez avec « Run once »Cliquez sur ce bouton en bas du canevas et observez les données transmises entre les deux modules.
  8. Enregistrez et activezUne fois le résultat correct, sauvegardez puis basculez l’interrupteur du scénario sur ON.

Le guide officiel « Create your first scenario » du centre d’aide Make présente cet exemple précis : surveiller un Google Sheet alimenté par une équipe marketing pour notifier automatiquement l’équipe commerciale sur Slack dès qu’un prospect est ajouté.

Pourquoi la correspondance des champs est l’étape la plus délicate

L’étape 6 (faire correspondre les champs) mérite une attention particulière : c’est là que la plupart des scénarios mal configurés échouent. Chaque module Google Sheets renvoie ses colonnes sous forme de variables cliquables dans l’éditeur ; il suffit de les glisser dans le champ « Message text » du module Slack plutôt que de retaper le nom de la colonne à la main, qui ne produirait aucune donnée réelle au moment de l’exécution.

Comment tester un scénario avec « Run once » ?

Le bouton « Run once » déclenche une exécution manuelle unique du scénario, utile pour vérifier le résultat avant toute automatisation continue. Pendant l’exécution, il se transforme en bouton « Stop » qui permet d’interrompre le scénario à tout moment.

D’après la documentation officielle sur le déroulé d’exécution, chaque module traite les données reçues (les « bundles ») les unes après les autres : le module suivant ne démarre son propre traitement qu’une fois le précédent terminé pour cette donnée. Une fois l’exécution finie, l’onglet historique affiche, pour chaque module, les données reçues, les données produites et le nombre d’opérations consommées — ce qui permet de repérer immédiatement une correspondance de champ incorrecte.

Comment activer un scénario pour qu’il tourne automatiquement ?

Selon le centre d’aide Make sur les scénarios actifs et inactifs, un scénario nouvellement créé est inactif par défaut : il ne s’exécute que lorsque vous cliquez vous-même sur « Run once ». Un scénario actif, lui, s’exécute automatiquement selon la planification définie sur le module déclencheur — toutes les 15 minutes par défaut pour « Watch Rows », un intervalle modifiable.

Pour passer d’un état à l’autre, ouvrez la page de détail du scénario et utilisez l’interrupteur on/off qui s’y trouve. Gardez un scénario inactif tant que vous n’êtes pas certain du résultat produit par « Run once ».

L’intervalle de planification mérite d’être choisi selon le besoin réel : un module « Watch Rows » peut être configuré pour vérifier les nouvelles lignes toutes les 15 minutes ou selon un intervalle plus large. Pour un besoin peu urgent, espacer les vérifications limite le nombre d’exécutions du scénario sans nuire à l’usage réel — un point à surveiller une fois passé sur un plan payant facturé au volume.

Quelles erreurs les débutants font-ils le plus souvent ?

Bonnes pratiques à adopter

  • Tester avec « Run once » après chaque module ajouté, pas seulement à la fin.
  • Vérifier l’onglet historique avant de faire confiance au résultat.
  • Commencer avec un scénario inactif avant toute activation.
  • Nommer clairement le scénario dès sa création.

Erreurs fréquentes à éviter

  • Construire quatre ou cinq modules d’un coup sans jamais tester entre-temps.
  • Activer un scénario sans avoir vérifié une exécution complète et propre.
  • Utiliser directement des données réelles sensibles pour un premier essai.
  • Oublier de vérifier le nombre de crédits consommés par un module gourmand.

Comment enseignons-nous la création d’un premier scénario ?

Voici un exemple représentatif de notre méthode, sans donnée client ni promesse de résultat garantie.

Retour d’expérience Amari Agency

Un scénario à deux modules avant tout raisonnement plus complexe

Nous construisons la majorité de nos automatisations avec n8n en auto-hébergé, mais lorsqu’un client démarre uniquement avec des outils SaaS grand public sans équipe technique, nous montrons d’abord ce même schéma minimal sur Make : un déclencheur, une action, un test avec « Run once ». Cette progression évite les blocages qui découragent le plus les débutants, avant d’introduire des scénarios connectés à Supabase ou à des agents Hermes pour les besoins plus avancés.

Maken8nSupabaseHermes

Quels contenus lire ensuite ?

Ces ressources complètent ce tutoriel sans cibler la même requête :

Questions fréquentes sur la création d’un premier scénario Make

Faut-il payer pour suivre ce tutoriel ?

Non, le plan Free de Make inclut un volume mensuel de crédits gratuits, suffisant pour construire et tester plusieurs scénarios simples sans engagement.

Que faire si un module affiche une erreur pendant « Run once » ?

Ouvrez l’onglet historique et consultez les données reçues par le module concerné : la donnée manquante ou mal formatée y apparaît presque toujours clairement.

Quelle est la différence entre « Run once » et l’activation du scénario ?

« Run once » lance une seule exécution manuelle pour tester. L’activation fait tourner le scénario automatiquement selon la planification du module déclencheur, en continu.

Peut-on modifier un scénario déjà activé ?

Oui, mais il est recommandé de le désactiver le temps de la modification, de retester avec « Run once », puis de le réactiver une fois le résultat vérifié.

Combien de modules faut-il pour un premier scénario utile ?

Deux modules — un déclencheur et une action — suffisent pour un premier scénario fonctionnel. Les besoins réels s’enrichissent ensuite avec des filtres, un routeur ou des modules supplémentaires.

Sources officielles

  1. Make — Create your first scenario.
  2. Make — Scenario execution flow.
  3. Make — Active and inactive scenarios.
  4. Make — Tarifs officiels.