La réponse en une phrase

Automatiser ses relances de devis avec Make, c'est connecter son tableau de suivi à un scénario qui repère chaque jour les devis sans réponse au-delà d'un délai fixé, fait rédiger une relance personnalisée par un module IA, l'envoie par email, puis notifie un commercial après deux ou trois tentatives sans retour.

Pourquoi construire ce scénario dans Make ?

Make (ex-Integromat) fonctionne par scénarios visuels : chaque module représente une action (lire une ligne d'un tableau, appeler une IA, envoyer un email) reliée à la suivante par des flèches. Pour une relance de devis, cette logique correspond exactement au besoin : vérifier une source de données, filtrer selon une condition, puis agir en conséquence.

Contrairement à un envoi de relance manuel, un scénario Make tourne sur une planification fixe (par exemple chaque matin à 8h) et ne dépend d'aucune disponibilité humaine pour se déclencher. C'est la même logique que nous détaillons plus largement dans notre article sur l'automatisation de la facturation.

1Une détection quotidienne fiable

Le scénario vérifie chaque jour l'ensemble des devis en attente, sans oubli lié à la charge de travail.

2Un message qui ne sonne pas comme un rappel automatique

Le module IA reformule la relance à partir du montant, du client et du nombre de jours écoulés.

3Une escalade qui protège la relation client

Après un nombre de relances défini, le dossier revient à une personne plutôt que de multiplier les rappels automatiques.

Le tutoriel en 6 étapes

Voici l'enchaînement de modules que nous mettons en place pour construire ce scénario dans Make.

  1. Connecter la source des devisUn module Google Sheets - Search Rows (ou le module natif d'un outil de facturation comme Pennylane) lit la liste des devis avec leur statut et leur date d'envoi.
  2. Planifier l'exécution quotidienneLe scénario est réglé sur un déclencheur Schedule qui l'exécute une fois par jour, par exemple à 8h avant le début de journée.
  3. Filtrer les devis à relancerUn module Filter ne laisse passer que les devis dont le statut reste « en attente » et dont la date d'envoi dépasse le délai fixé (J+5 par exemple).
  4. Générer la relance avec un module IAUn module HTTP ou le module natif OpenAI/Claude de Make rédige un message de relance à partir du nom du client, du montant et du nombre de jours écoulés.
  5. Envoyer l'email de relanceUn module Gmail - Send an Email ou Email - Send an Email envoie le message généré, puis un module met à jour un compteur de relances sur la ligne du tableau.
  6. Escalader après plusieurs relances sans réponseUn second Filter route les devis ayant atteint le nombre maximal de relances vers un module Slack ou Email interne qui alerte le commercial concerné.

Comment éviter qu'une erreur de module ne bloque tout le scénario ?

Make permet d'ajouter un gestionnaire d'erreur sur chaque module critique (l'envoi d'email notamment) : en cas d'échec, le scénario continue son exécution sur les autres devis plutôt que de s'arrêter entièrement, et une notification signale la ligne concernée pour un traitement manuel.

Faut-il envoyer la relance automatiquement ou la faire valider ?

Pour un premier déploiement, nous recommandons de faire relire les messages générés pendant une à deux semaines avant d'activer l'envoi automatique complet, le temps de vérifier que le ton généré par l'IA correspond à celui de l'entreprise.

Ce qu'il ne faut pas automatiser à 100 %

Une mise en demeure a une valeur juridique et doit rester humaine

Le rôle de ce scénario s'arrête à la relance amiable. Toute action de recouvrement contentieux ou mise en demeure formelle doit être rédigée et envoyée par une personne, jamais par un module automatisé.

Les coordonnées et l'historique de paiement des clients traités dans ce scénario restent soumis au RGPD : limiter l'accès au tableau de suivi aux personnes concernées et prévoir une durée de conservation raisonnable des relances envoyées.

Ce que nous observons chez les entreprises accompagnées

Voici un exemple représentatif de notre pratique, sans donnée client ni chiffre inventé.

Retour d’expérience Amari Agency

Un message reformulé par IA obtient plus de réponses qu'un rappel type

Chez les entreprises que nous accompagnons sur ce type de scénario, remplacer un modèle de relance figé par un message généré à partir du contexte réel du devis (montant, ancienneté, historique du client) augmente sensiblement le taux de réponse dès le premier envoi, avant même d'atteindre l'étape d'escalade humaine.

Le point de vigilance que nous retrouvons le plus souvent concerne le filtre de délai : fixer un seuil trop court (J+2 ou J+3) donne une impression de pression commerciale plutôt que de suivi, alors qu'un délai de cinq à sept jours reste perçu comme un rappel légitime.

MakeGoogle SheetsModèle de langage

Quels contenus lire ensuite ?

Ces ressources complètent ce tutoriel sans le répéter :

Questions fréquentes sur l'automatisation des relances de devis avec Make

Faut-il coder pour construire ce scénario ?

Non, Make s'utilise par assemblage visuel de modules sans écrire de code, y compris pour la connexion au tableau de suivi et l'appel au modèle de langage.

Quelle source de données utiliser pour suivre les devis ?

Un tableau Google Sheets suffit pour démarrer ; un outil de facturation comme Pennylane, connecté nativement à Make, évite la double saisie une fois le volume de devis plus important.

Combien de relances avant l'escalade humaine ?

La plupart des scénarios que nous construisons s'arrêtent à deux ou trois relances automatiques avant de transmettre le dossier à un commercial pour un contact direct.

Que se passe-t-il si l'envoi d'un email échoue ?

Un gestionnaire d'erreur sur le module d'envoi permet au scénario de continuer sur les autres devis et de signaler la ligne en échec pour un traitement manuel, plutôt que de bloquer tout le scénario.

Combien de temps pour mettre en place ce scénario ?

Une première version fonctionnelle avec un tableau Google Sheets et deux paliers de relance se met généralement en place en une demi-journée pour une personne à l'aise avec Make.

Sources officielles

  1. Make — Documentation officielle du module Filter, consultée le 26 août 2026.
  2. Légifrance — Article L. 441-10 du code de commerce, consulté le 26 août 2026.