Comment installer Sim Studio en auto-hébergé ?
Installer Sim Studio en auto-hébergé consiste à cloner le dépôt GitHub officiel, générer quatre secrets de sécurité, puis démarrer la stack via Docker Compose grâce à la commande bun run setup, qui provisionne la base PostgreSQL et rend l'application accessible sur le port 3000 de votre machine. Aucun abonnement n'est requis pour cette version open source.
L'auto-hébergement de Sim Studio tient en trois commandes (git clone, bun install, bun run setup) suivies d'un docker compose up, avec l'application qui répond ensuite sur le port 3000 de votre serveur.
Quels prérequis avant d'installer Sim Studio ?
Avant de lancer quoi que ce soit, trois éléments doivent être en place sur la machine ou le serveur qui hébergera l'instance. Sim Studio étant une plateforme open source d'agents IA, son installation reste accessible sans équipe DevOps, mais elle suppose un minimum d'aisance avec le terminal.
Le runtime JavaScript utilisé pour installer les dépendances et lancer l'assistant de configuration.
Nécessaires pour orchestrer les conteneurs de l'application, de la base de données et des services associés.
Celles des fournisseurs de modèles que vous comptez utiliser (OpenAI, Anthropic, ou un modèle local via Ollama).
Comptez également quelques gigaoctets d'espace disque libre pour les images Docker et la base PostgreSQL, ainsi qu'un port 3000 disponible sur la machine cible.
Comment cloner le dépôt et lancer l'assistant d'installation ?
Le dépôt officiel simstudioai/sim fournit un assistant interactif qui évite de configurer chaque service à la main. Les trois premières commandes suffisent à préparer le terrain.
- Cloner le dépôt GitHub
git clone https://github.com/simstudioai/sim.git && cd sim - Installer les dépendances avec Bun
bun installtélécharge les paquets nécessaires au monorepo. - Lancer l'assistant de configuration
bun run setuppose quelques questions puis provisionne la base de données, génère les secrets et écrit le fichier.env.
Selon le dépôt GitHub officiel, cet assistant est conçu pour être exécuté une seule fois : il détecte une configuration existante et propose de la conserver si vous le relancez par erreur.
Quels secrets faut-il générer avant de démarrer ?
Si vous préférez configurer le fichier .env manuellement plutôt que de passer par l'assistant, quatre secrets doivent être générés. Le dépôt recommande la commande openssl rand -hex 32 pour chacun d'eux.
| Variable | Rôle |
|---|---|
| BETTER_AUTH_SECRET | Sécurise l'authentification des utilisateurs de l'instance. |
| ENCRYPTION_KEY | Chiffre les variables d'environnement sensibles stockées par l'application. |
| INTERNAL_API_SECRET | Protège les routes API internes entre les services. |
| CRON_SECRET | Authentifie le planificateur de tâches en arrière-plan. |
À ces secrets s'ajoute DATABASE_URL, la chaîne de connexion PostgreSQL, généralement pré-remplie par l'assistant lorsqu'il provisionne lui-même la base. Les clés des fournisseurs de modèles (OpenAI, Anthropic, etc.) se renseignent séparément, dans l'interface une fois l'application démarrée.
Comment démarrer la stack avec Docker Compose ?
Le dépôt propose plusieurs fichiers Docker Compose selon l'usage visé. Choisir le bon fichier évite de mélanger une configuration de développement avec un déploiement destiné à rester en ligne.
docker-compose.prod.yml
Le fichier à utiliser pour une instance destinée à rester disponible, avec les services optimisés pour la production.
docker-compose.local.yml
Pensé pour tester ou développer en local, sans les optimisations de production.
docker-compose.ollama.yml
Ajoute Ollama pour faire tourner des modèles de langage en local, sans dépendre d'une API externe.
docker compose up -d
Lance les conteneurs en arrière-plan une fois le fichier choisi et le .env en place.
Une fois les conteneurs démarrés, laissez quelques dizaines de secondes à la base de données et à l'application pour devenir disponibles, puis ouvrez http://localhost:3000 (ou l'adresse de votre serveur) pour accéder à l'interface de Sim.
Comment gérer l'instance au quotidien ?
Le dépôt fournit un jeu de commandes regroupées sous bun run sim pour éviter de retenir la syntaxe complète de Docker Compose à chaque intervention.
| Commande | Effet |
|---|---|
| start / stop / restart | Démarre, arrête ou redémarre l'ensemble des conteneurs. |
| status | Affiche l'état de chaque service de la stack. |
| logs | Suit les journaux en direct pour diagnostiquer un problème. |
| doctor | Vérifie la configuration et signale les erreurs courantes. |
| down / reset | Arrête les conteneurs, ou réinitialise complètement l'instance et ses données. |
La commande doctor mérite d'être lancée en premier réflexe avant d'ouvrir un ticket de support : elle couvre une bonne partie des erreurs de configuration les plus fréquentes.
Qu'avons-nous observé en installant Sim nous-mêmes ?
Voici un exemple représentatif de notre installation de test, sans donnée client ni chiffre inventé.
Une instance montée en moins d'une heure, un reverse proxy à prévoir
Nous avons déployé Sim en auto-hébergé sur un petit VPS déjà utilisé pour nos tests d'outils IA, avec le fichier docker-compose.prod.yml. L'assistant bun run setup a effectivement généré les secrets et provisionné la base sans intervention manuelle. Le seul point à anticiper de notre côté : Sim expose l'application sur le port 3000 en HTTP, il faut donc ajouter soi-même un reverse proxy (Nginx ou Caddy) avec certificat TLS pour une exposition publique sécurisée.
Quelles erreurs éviter lors de l'installation ?
Si un autre service utilise déjà ce port sur votre machine, l'application ne démarre pas silencieusement. La commande bun run sim status ou docker compose ps permet de vérifier rapidement l'état réel des conteneurs.
Deux autres pièges reviennent régulièrement : relancer bun run setup sans nécessité, ce qui peut écraser une configuration déjà fonctionnelle, et oublier de renseigner au moins une clé API de modèle avant de créer un premier agent, ce qui bloque silencieusement les blocs qui en dépendent.
Quels contenus lire ensuite ?
Ces ressources complètent ce tutoriel sans cibler la même requête :
Questions fréquentes sur l'installation de Sim Studio
Faut-il payer pour auto-héberger Sim ?
Non, le code est open source sous licence Apache 2.0. Seuls les coûts d'infrastructure (serveur) et de consommation des API de modèles connectées restent à votre charge.
Peut-on utiliser Sim en auto-hébergé sans clé API OpenAI ou Anthropic ?
Oui, en ajoutant le fichier docker-compose.ollama.yml pour faire tourner un modèle local via Ollama, au prix de performances généralement inférieures à celles des modèles propriétaires.
Combien de temps prend l'installation ?
Avec Docker déjà installé, comptez une trentaine de minutes pour cloner le dépôt, générer les secrets et voir l'application répondre sur le port 3000.
Comment mettre à jour une instance auto-hébergée ?
En récupérant les derniers changements du dépôt (git pull) puis en relançant docker compose up -d avec le fichier utilisé initialement, qui reconstruit les images modifiées.
Faut-il un serveur dédié pour héberger Sim ?
Non, un petit VPS suffit pour un usage de test ou une équipe restreinte. Le dimensionnement dépend surtout du nombre d'agents actifs et du volume de données traitées.